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Formation des maîtres : les discussions ont débuté



Le gouvernement a signé une charte de début de discussions aujourd'hui avec les présidents d'université et les directeurs d'IUFM. Le texte présente les principes directeurs de la réforme qui doit intervenir dans la formation des enseignants. Cette réforme prévoit que la formation se déroule à l'université, dans le cadre de masters professionnalisants.

Le recrutement des nouveaux enseignants s'effectuera au niveau master 2 (bac +5) et ils seront, dès la rentrée suivante, à temps plein devant une classe. Le compagnonnage par des enseignants expérimentés pendant les premières années de titularisation est réaffirmé. Le texte précise également les quatre volets que devront développer les futurs masters :
disciplinaire, épistémologique, didactique et professionnel.

Les arbitrages définitifs de Xavier Darcos sur les concours de recrutement devraient être connus dans une dizaine de jours. Cinq pistes ont été proposées aux syndicats. On semble s'orienter vers une épreuve organisée en milieu de deuxième année de master. Son cadre national devrait être conservé, de même que la distinction entre Capes et agrégation. Trois types d’épreuves pourraient être proposés aux candidats :
culture disciplinaire, capacité à concevoir et organiser un enseignement adapté aux niveaux de classe et aux situations d’apprentissage et connaissance du système éducatif.

De leur côté, les syndicats organiseront samedi des « états généraux de la formation des enseignants ».

La réforme doit entrer en application en 2010.

Sources : AFP, EducPros.fr, Ouest-France, AEF



Plusieurs projets de concours d'enseignement à l'étude

 

Plusieurs propositions d'épreuves aux concours d'enseignement ont été proposées par le gouvernement à ses partenaires, dans le cadre de la mise en place, en 2010, de la réforme de la formation des enseignants, selon ces projets, dont l'AFP a obtenu copie.

L'un des projets prévoit quatre épreuves (discipline, histoire de l'enseignement de la discipline, connaissances académiques, connaissance du système éducatif).

Un autre prévoit, à travers trois épreuves, de mesurer 10 "compétences", parmi lesquelles "maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale", "concevoir et mettre en oeuvre son enseignement", "organiser le travail de la classe", "prendre en compte la diversité des élèves", "maîtriser les technologies de l'information et de la communication".

Un autre projet concerne les conseillers principaux d'éducation et un autre les concours pour les professeurs de sport.

La réforme du recrutement et de la formation des enseignants, dont les principaux axes ont été annoncés en juin et qui doit s'appliquer en 2010, prévoit que le recrutement se fasse au niveau "master 2" (bac +5) et que le nouvel enseignant soit, dès la rentrée suivante, à plein temps devant une classe.

Elle prévoit que la formation se fasse désormais à l'université par des "masters professionnalisants" et non plus à l'IUFM (Institut universitaire de formations des maîtres) comme aujourd'hui.



Un déficit de 18 millions d'instituteurs



Il faudrait recruter dix-huit millions d'instituteurs supplémentaires pour parvenir à l'enseignement primaire universel (EPU) d'ici 2015. La pénurie d'enseignants qualifiés demeure donc un problème crucial. C'est en tout cas ce qu'affirme l'Unesco dans un communiqué publié à l'occasion de la journée mondiale des enseignants, célébrée chaque année le 5 octobre.

C'est en Afrique que les besoins sont les plus pressants. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture, il y manque près de 4 millions d'instituteurs. Selon des études menées entre 1991 et 2006, 47% des enfants non scolarisés dans le monde se trouvent en Afrique subsaharienne. Dans des pays comme le Rwanda ou le Mozambique, le manque d'enseignants se traduit par des classes pouvant atteindre jusqu’à 60 élèves.

Le problème n'est pas uniquement quantitatif. S'y ajoute, en effet, l'insuffisance de la formation : dans les pays en développement, le niveau d'études des maîtres ne dépasse souvent pas le deuxième cycle du secondaire.
L'Unesco insiste donc sur la nécessité de mettre en œuvre des politiques cohérentes pour favoriser le recrutement de professeurs en nombre suffisant, garantir leur statut et leur assurer une formation de qualité.

Lors de la conférence de Dakar, en 2000, 164 pays se sont engagés à scolariser tous les enfants en primaire d'ici 2015. Ces efforts ont permis de faire passer les effectifs de l’enseignement primaire dans le monde de 647 millions d’élèves en 1999 à 688 millions en 2005.

Sources : AFP, France Info, Newspress, Afrik.com, Gabonews





Ca laisse à réfléchir...

Publié dans La revue de presse

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